Je n'irai pas plus loin. J'attendrai que la marée baisse.
A la fenêtre, c'est Geneviève. A l'intérieur de sa maison, elle a les pieds dans l'eau, sa machine à laver et son congélo sont sûrement foutus. On verra demain.
Le bateau était là avant les intempéries. Mais je ne peux pas aller plus avant. Mes bottes ne sont pas assez hautes, le vent est trop fort, et je manque tomber à chaque pas.
La rue est un ruisseau. La marée est entrée chez nos voisins en passant sous les portes.
Il est 4 heures 30. Il y a 25 cm aux pieds de nos marches. Nous, nous n'avons rien à craindre.
La terrasse aux étés si doux et où on adore sa sainteté l'huitre est aux prises avec un adversaire aussi rare que ponctuel : le vent. Rien ne va plus...